Paul Badura-Skoda, l\'art du piano avec humour et amour |
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Cannes, 11 janvier 2009
.......... Deux concertos au programme, sous ses doigts d'une incroyable vélocité : Mozart le dit « Jeune homme » et Haydn le célèbre 11e.
À bientôt quatre-vingt-deux printemps, cet incomparable interprète, doublé d'un musicologue éclairé, a conservé sa virtuosité triomphante tout en explorant ces régions de liberté, de palpitation et de grâce aérienne qui sont la marque de ces pages.
Nul mieux que lui ne sait épeler les confidences intimes de la cadence. Il en livrera une, superbe, composée par lui-même. Nul mieux que lui ne sait faire chanter l'insolite cantabile inséré dans la fête finale. On l'ovationne.
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Du Concerto de Haydn, où les deux mains lancées à toute vitesse semblent autant de pièges à fausses notes, il fait un grand moment de musicalité heureuse. Le finale "à la hongroise" entraîne de nouvelles ovations. On obtient un bis annoncé "inconnu" par l'espiègle pianiste.
Ce sera un tube, la Marche turque de Mozart, impeccable.
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nice-matin, 15 janvier 2009 |